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Avatars de Nerval

Anagramme versifiée

Raphaëlle Muller

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Ô comte étêté !

Apollon : brillait-il, l'astre jaune étiolé ?
L'ordre du temps me ronge, ô jeunes heures vaines !
Le portrait du défunt adulé-détrôné,
Le songe obscur maudit le sceau des Souveraines.

Charon poussa la barque au Styx, âpre miroir
Ô l'œil d'or ondula ! Naos des cieux d'opale.
Il est loin l'assassin, sur la route le soir,
L'oubli crépusculaire, ébahi, léger, pâle.

La joie louée, totale en le Géant ailé
Toujours marque dans l'ombre une infinie tristesse :
L'on dit, comme éhonté, le mot de la détresse.

La Poésie palliant la Vie — l'identité
En allée l'air ailleurs : l'antre fantomatique,
Flacon du souvenir au parfum chimérique.


Ce sonnet, y compris le titre, est composé des mêmes lettres que El Desdichado (anagramme).


© Raphaëlle Muller – 2017