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Avatars de Nerval

À rebours

Robert Rapilly

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El Dochadides

Quand la fée a crié, la sainte à demi-voix
depuis l'orphique lyre à son tour y nuance
que, l'Achéron franchi, vainqueur j'allai deux fois
où la sirène nage ; en sa grotte, ma transe.

La reine, d'un baiser, m'empourpre le minois ;
je suis Léon d'Uzès ou l'évêque Constance
alliant rose et pampre ainsi qu'un vin de noix
dont, désolé, mon cœur prise l'efflorescence.

Romain Pausilypon, me reviens-tu d'au loin ?
Secourable sois-tu lorsqu'en ma tombe terne
la mélancolie ombre un noir soleil en berne !

En constellant ce luth, feu mon astre orphelin
vit abolir la tour d'Aquitaine. Et moi, Lige
inconsolé, car veuf et ténébreux, qui suis-je ?


Les mots, ou du moins les idées, apparaissent en ordre inverse du Desdichado. Un jeu, si l'on connaît Nerval par coeur, serait de réciter son sonnet original en lisant celui-ci à rebours.


© Robert Rapilly – 2018

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Dernière modification le 02/11/2018.